Cinéaste, chercheur et enseignant, je dédie ma pratique à la décolonisation du regard. À travers le documentaire, la direction photo et le montage, je fais de l’image un espace de résistance et de réparation. Mon travail interroge les régimes d’images et déplace leurs cadres de représentation. J’y explore la mémoire, les archives, le corps et les territoires comme des espaces où se rejouent résistances, transmissions et devenirs identitaires.
Cette démarche trouve son expression la plus aboutie dans Le Retour de Viracocha, essai filmique en cours de réalisation qui condense quinze années d’une enquête visuelle, sensible et théorique, à la croisée de cosmogonies en perpétuelle redéfinition. Ainsi, filmer est pour moi un acte d’écoute profonde : un geste qui, en fissurant les récits dominants et en désarchivant les imaginaires, ouvre la voie à de nouvelles manières de voir, de sentir et d’habiter l’histoire.